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2/18/2013

A quoi ressemblerait une ville anti-surveillance ? Par Nabil Chaibi

A l’heure de Big Brother, des drones et autres trouvailles dédiées à la surveillance de nos petites personnes, le respect de la vie privée est plus que jamais au centre de toutes les discussions. Certains réfléchissent à des moyens de contrer cet « espionnage ». Un architecte propose sa vision de la ville anti-surveillance.

Asher Kohn voulait être architecte dans ses plus jeunes années. L’homme a donc imaginé Shura City
, une ville où chaque structure est dédié à la lute contre l’espionnage intempestif dont nous sommes victimes. L’Arc-En-Ciel de Bordeaux ci-contre pourrait parfaitement y prendre place. Pour perturber caméras, détecteurs thermiques ou intrus volants, il suffirait d’y implanter notamment des fenêtres LED aux couleurs changeantes.
Bâtiments, fenêtres, toits, minarets, badgirs (un ancêtre des systèmes d’air conditionné), chacun de ces différents éléments contribuent à protéger cette ville imaginaire de tous les intrus. Un tel projet verra-t-il le jour ? L’avenir nous le dira, mais il y a de fortes chances que de telles structures puissent être bâties sous peu.

Harrison Ford jouera Han Solo dans Star Wars VII. Par Nabil Chaibi

A plus de 70 ans, Han Solo pourrait de nouveau en découdre dans une galaxie lointaine. Et ce sera Harrison Ford en personne qui reprendra le costume du contrebandier de l’espace. L’acteur ayant incarné Indiana Jones aurait officellement signé pour jouer dans Star Wars VII
réalisé par J.J. Abrams.
Il faut tout de même attendre un communiqué officiel de Disney et Lucasfilm puisque Ford a toujours dit qu’il ne jouerait plus dans un Star Wars. Maintenant, il reste à savoir ce que va devenir Han Solo. Dans certains livres, Han Solo serait marié à la Princesse Leia Organa et aurait eu 3 enfants Anakin Solo et les jumeaux Jacen et Jaina Solo. Mais, pour ça, il faudra attendre la sortie du film en 2015.

 [Latino Review]

2/15/2013

Marvell : Carnegie Mellon demande le triplement de l'amende de 1,17 milliard de dollars. Par Nabil Chaibi

Marvell logo

Comme attendu, l'Université Carnegie Mellon demande le triplement de l'amende de 1 milliard de dollars contre le fondeur Marvell Technologies pour la violation volontaire de ses technologies.

Les derniers jours de 2012 ont sonné comme un coup de massue pour le fondeur Marvell Technologies, reconnu coupable de l'exploitation de technologies brevetées par l'Université Carnegie Mellon et intégrées dans des familles de composants écoulés à plusieurs milliards d'exemplaires.

L'industriel a été condamné fin décembre 2012 à 1,17 milliard de dollars d'amende, ce qui n'est pas sans rappeler le procès en Californie de juillet 2012 qui a opposé Apple à Samsung et s'est terminé par une amende d'un montant comparable prononcée contre le groupe coréen.

Et puisque le verdict tend à démontrer que Marvell a sciemment exploité ces brevets et ses technologies sans autorisation, l'Université demande logiquement à faire appliquer un triplement des dommages, ainsi qu'une pénalité de 321 millions de dollars.

Marvell logo

La juge a jusqu'au mois de mai pour décider du montant final de l'amende, qui peut être aggravé dans des proportions moins sévères qu'un triplement des dommages. Carnegie Mellon a également déposé un recours contre Marvell pour l'empêcher de continuer à exploiter ses technologies sans autorisation et s'inquiète de l'absence de prise de dispositions du fondeur pour préparer le versement de l'amende.

Apple avait également demandé le triplement de la sanction contre Samsung mais n'a pu démontrer une volonté manifeste de ce dernier d'utiliser illégalement ses brevets. La requête a donc été rejetée. Triplée, la sanction déjà lourde prononcée contre Marvell pourrait l'obliger à revoir sa structure financière pour en supporter le coût.


Yahoo : Marissa Mayer peu satisfaite du partenariat avec Microsoft. Par Nabil Chaibi

logo-yahoo

Faute d'avoir pu racheter Yahoo en 2008, Microsoft a mis en place un partenariat sur la recherche en 2009. Marissa Mayer, CEO de Yahoo, estime qu'il n'apporte autant de valeur que prévu.

Après les tribulations d'une tentative d'acquisition qui a tourné court en 2008, Microsoft a choisi de se rapprocher du groupe Yahoo en développant en 2009 (actif depuis 2010) un partenariat étroit autour de la recherche et de la publicité en ligne, plaçant son moteur Bing au coeur de ce rapprochement et conduisant Yahoo à abandonner ses propres efforts en la matière.

L'accord est censé fonctionner sur dix ans mais déjà Marissa Mayer, CEO de Yahoo depuis l'été 2012, suggère qu'il n'apporte pas totalement la valeur promise en termes de parts de marché et d'augmentation des revenus.

Marissa-Mayer

Yahoo, en phase de réorganisation, cherche les moyens d'améliorer la monétisation de ses ressources, notamment en étant plus présent dans la sphère mobile via des applications bientôt lancées dont la CEO espère qu'elles feront partie des quelques logiciels indispensables sur smartphones et tablettes.

Lors d'une conférence, elle a souligné que l'objectif de cet accord avec Microsoft était d'accroître collectivement leur présence sur le Web pour mieux résister à la concurrence ( de Google, surtout ) et pas seulement de partager des ressources.

" Nous devons travailler à améliorer notre monétisation parce que nous savons que c'est possible et que nous avons vu d'autres concurrents démontrer à quel point cela peut bien fonctionner
", a-t-elle indiqué. Or deux ans après le début du partenariat, Google possède toujours 66,7% de part de marché dans la recherche en ligne, contre 16,3% pour Microsoft et 12,2% pour Yahoo.
Avant l'accord, les parts de marché étaient inverses, avec 12% pour Microsoft et 16% pour Yahoo. Depuis, il est vrai que Yahoo a été confronté à une valse de ses dirigeants qui n'a pas permis de développer une stratégie cohérente dans la durée, tandis que son chiffre d'affaires annuel a stagné à 5 milliards de dollars.

L'arrivée de Marissa Mayer aux commandes porte aussi l'espoir d'un projet à long terme capable de redresser l'activité de Yahoo, espoir marqué par une hausse de 30% du cours de Yahoo depuis son arrivée, même si une partie de cette progression vient du rachat d'actions permis par la réduction de sa participation dans le groupe chinois Alibaba que n'avait pas voulu céder l'ex-CEO Carol Bartz.


Apple : de grosses acquisitions de sociétés restent possible. Par Nabil Chaibi

Apple a essentiellement racheté de petites sociétés ces dernières années mais de grosses acquisitions ne sont pas impossibles, a indiqué Tim Cook... mais pas à n'importe quelles conditions.
Avec tout le cash accumulé et dont une partie doit être redistribuée aux actionnaires, Apple a les moyens de racheter de grosses sociétés. De fait, si les dernières acquisitions du groupe ont principalement tourné autour de petites sociétés, de grosses tentatives de rachat ne sont pas exclues.
Tim Cook, CEO d'Apple, a indiqué que son groupe avait déjà étudié plusieurs grandes acquisitions mais qu'elles n'avaivent été jugées suffisamment attractives pour être validées. Ces occasions ont existé à plusieurs reprises par le passé et si elles se représentent, elles seront étudiées également, a-t-il indiqué, sans donner de noms.
Tim Cook Apple Dans le même temps, le groupe de Cupertino veut maintenir une forte cohésion stratégique. Les derniers rachats ont permis d'acquérir des expertises et des brevets utiles pour ses produits et services, et si une grande société est en mesure d'apporter de la valeur supplémentaire, alors Apple pourra tenter de s'en emparer.
Si la firme à la pomme est restée sur des acquisitions de petite taille, ce n'est donc pas tant par crainte des conséquences souvent difficiles des fusions d'activités entre grands groupes, avec des retours qui ne sont pas toujours à la hauteur des espoirs et qui imposent des réorganisations compliquées, mais plutôt une question d'opportunité et de valeur apportée à son écosystème, et ce alors que le groupe dispose de liquidités lui permettant d'acheter tout ce qu'il veut, ou presque.

Virgin Mobile : une offre pro avec fonction changement de réseau. Par Nabil Chaibi

Profitant de son statut de full MVNO et de son double accord avec Orange et SFR, l'opérateur Virgin Mobile annonce le lancement d'une offre pro permettant de choisir son réseau ou de basculer de l'un à l'autre en cas de panne.

L'opérateur Virgin Mobile a globalement plutôt bien résisté à l'arrivée de Free Mobile début 2012 et compte profiter d'un double avantage pour proposer de nouveaux types de services : son statut de Full MVNO ( opérateur mobile virtuel dégroupé ) lui offrant une plus grande flexibilité technique et commerciale, et des contrats lui donnant accès non pas à un mais à deux réseaux mobiles : ceux d'Orange et de SFR.

Ces deux aspects sont mis en avant dans le lancement d'une offre de forfaits mobiles Pro se plaçant à rebours de la tendance aux forfaits low cost côté grand public. Débutant à 25 € HT, les forfaits pro de Virgin Mobile comprennent appels illimités ( France et 50 destinations à l'international ), SMS / MMS illimités et un fair use data de 5 Go ( en 3G+ ).

Le prix des forfaits dépend du type d'engagement :
forfait Pro S : 30 € TTC / mois, sans engagement et sans mobileforfait Pro M : 40 € TTC / mois, avec engagement 24 mois et un smartphoneforfait Pro XL : 50 € TTC / mois, avec engagement 24 mois et un Very smartphone
Aux forfaits sont associés un service client expert prioritaire et gratuit, une cellule de conseillers pour le paramétrage, une carte SIM de secours offerte, un service SAV express assurant un mobile de remplacement sous 48 heures en France et enfin le renouvellement du mobile au prix nouveau client.

Virgin Mobile forfaits pro

A cet ensemble, Virgin Mobile ajoute un service unique et exclusif : le changement de réseau. En cas de problème avec un réseau ( Orange ou SFR, donc ), il est possible de basculer sur l'autre sur simple appel au service client et sans avoir à changer de carte SIM. Pratique pour ne pas se retrouver paralysé lors des grandes pannes des opérateurs.

Et justement, en cas d'incident majeur sur le réseau d'un opérateur, Virgin Mobile s'engage à faire basculer automatiquement les lignes des abonnés Pro vers l'autre réseau sous deux heures. Une réactivité et une adaptation qui ne manqueront pas de séduire les professionnels ayant besoin d'être joints à tout moment.

Dell : fronde des actionnaires sur le prix de rachat du groupe. Par Nabil Chaibi

La proposition de rachat de Dell par le fonds Silver Lake et Michaell Dell pour 13,65 dollars par action est loin de satisfaire certains actionnaires qui font entendre leur voix.

En décidant de sortir des marchés publics et de redevenir société privée, le groupe Dell espère accélérer sa mutation vers les services d'entreprise sans les contraintes associées à une présence en bourse, de la publication trimestrielle des résultats financiers et de la justification des moindres décisions à la volatilité du cours.

La proposition de rachat menée par le fonds Silver Lake Partners et Michael Dell se joue à 13,65 dollars par action, soit environ 24,4 milliards de dollars. Cela représente une surcoute d'environ 37% par rapport à la valeur du cours sur les trois derniers mois, note le Financial
Times, mais c'est loin de satisfaire certains actionnaires.
Après le fonds Southern Asset Management, ainsi que plusieurs petits actionnaires, c'est T Rowe Price, détenteur de 4,4% du capital de Dell, qui estime que ce prix de rachat est bien trop bas par rapport à la valeur réelle du groupe.

Logo Dell

 C'est que le prix proposé est bien loin des 18 dollars par action auquel se négociait le titre il y a encore un an, sans parler de la valeur de 23,72 dollars que Southern Asset Management estime représentatif des potentialités de Dell...mais à long terme.

De son côté, le fonds repreneur, Silver Lake, affirme que, sans ce rachat, la valeur du cours de Dell pourrait bien rapidement tomber à 8 dollars et les actionnaires y perdre donc bien plus, après avoir déjà atteint un creux sous les 9 dollars au mois de novembre. Le rebond qui avait suivi était justement dû à une note de Goldman Sachs affirmant que Dell pouvait faire l'objet d'un rachat.

Les actionnaires mécontents voulant obtenir un prix d'au moins 20 dollars par action, un risque de blocage de la transaction existe, même si le Financial Times
note qu'un cinquième des actions de Dell serait déjà entre les mains de spéculateurs opérant avec l'idée que le rachat va aboutir. En cas de situation incertaine, ils auront plutôt tendance à voter en faveur de cette proposition plutôt que de risquer de voir le cours risquer de reculer encore.